Gilles Duceppe vient de prendre une très mauvaise décision; il laisse Le Bloc québécois sans chef au moment où la place du Bloc à Ottawa est plus importante que jamais. Steve Harper doit se sentir très heureux.
Pauline connaît très bien le Parti québécois et elle connaît tous les pièges qui s’annoncent sur son chemin autant de la part des employés du parti que des militants les plus mous ou les plus engagés.
Lequel des deux candidats à la chefferie s’engagera donc à respecter les programmes du Parti et non de mettre au placard à chacune des occasions? La pire erreur de Boisclair fut de mettre le programme de côté et de refuser de réactualiser les études sur la souveraineté du Québec. Pour Marois, cela ne représente aucun problème; elle ne l’a jamais remis en cause et elle aura souvent participé à en réaliser des éléments lorsque le Parti était au pouvoir. Le Bloc Québécois n’a aucun programme : à preuve, de congrès en congrès, il n’y a aucune continuité dans le document voté par l’ensemble des délégués.
Par ailleurs, on ne se le cachera pas, le Parti québécois est techniquement en faillite. Il n’y a pas eu de campagne de financement digne de ce nom depuis le départ de Landry. Boisclair était occupé à faire le tour des associations locales à remplacer les leveurs de fonds d’expérience pour les remplacer par ses partisans. Marois a beaucoup plus d’expérience en campagne de financement que Duceppe, dont le Parti bénéficie de la loi fédérale sur le financement des partis politiques. Ce serait tout un apprentissage pour Duceppe et l’équipe qu’il amènera avec lui.
La clef est presque dans la porte au Parti québécois. En plus de problèmes financiers, l’impression des cartes de membres est arrêtée; aucune carte n’a été imprimée depuis au moins six semaines. Il était temps que Boiclair démissionne afin que l’air frais revienne au PQ ainsi que les dollars.
Pour terminer, il faudra éviter à tout prix le vote électronique ou téléphonique. Comme on l’aura vu avec la dernière élection à la chefferie au PQ, un chien et une plante ont appuyé l’un ou l’autre des candidats. Imaginons, un bon matin, un chien se présenter au scrutateur à la table de vote!
Quand le ridicule…
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