14 mai 2007

Le Parti Québécois joue quitte ou double

Maintenant que Pauline Marois se retrouve seule comme candidate, à la suite du revirement rapide de Gilles Duceppe, nous pouvons déjà voir que plus cela change, plus c’est pareil. Comme Boisclair, Landry et Bouchard, qui n’avaient jamais mis en œuvre de mesure concrète visant à préparer le Québec et son peuple à la souveraineté, Marois semble vouloir répéter les gestes de ses prédécesseurs, c’est-à-dire mettre tout référendum de côté.

Ce que Marois nous propose maintenant, c’est ce que Bouchard et Landry ont proposé avant : démontrer que le Parti Québécois est le meilleur parti pour gouverner le Québec, et, une fois au pouvoir, faire de la publicité pour démontrer ce que pourrait être un Québec indépendant. Il n’y a rien là de nouveau. Landry et Bouchard ont eu tout le temps nécessaire pour préparer le Québec à son indépendance, pour finalement ne rien faire. C’est ce qui semble se produire avec Marois et tous les députés et futurs candidats du PQ.

On annonce à grand renfort mettre de côté la promesse d’un référendum, car ce n’est pas ce que la population demande. Normal, depuis Jacques Parizeau, aucun Premier ministre n’a mis en œuvre des mesures visant à réaliser la souveraineté. Le peuple est tout simplement écœuré de se faire faire des promesses par le PQ et de voir celui-ci gouverner la province au lieu de bâtir le Québec.

Sur ce point, Marois et compagnie ont raison. Un Parti Québécois n’aura pas la sympathie des Québécois, des militants du PQ et des purs et durs si le PQ continue à ne promettre que d’un référendum. Un plan de mise en marché pour la souveraineté sans aucune intention réelle de démarrer quelque mesure que ce soit ne fait que casser les oreilles et faire perdre patience.

Le jour où nous aurons un Parti Québécois qui mettra en œuvre plusieurs mesures et gestes de souverainetés dès son accession au pouvoir, les électeurs verront que le PQ et son chef seront dorénavant sérieux. Marois pourra donc faire mieux que Boisclair; celui qui a refusé de mettre en œuvre les mesures préparatoires incluses dans le programme du parti, qui, somme toute, étaient assez simples; par exemple, mettre à jour une ou plusieurs études sur la souveraineté. Marois aura la même chance, soit de faire un plan d’accession à la souveraineté avant la prochaine élection.

Cependant, toujours méfiants, les souverainistes, qui sont toujours plus nombreux que les intentions de vote pour le PQ, voudront croire Marois et espérer qu’avec elle ce sera enfin la bonne personne à poursuivre le travail de Parizeau et de Lévesque.

La balle est donc dans le camp de Marois et du Parti Québécois. Les prochaines semaines et les prochains mois vont nous faire découvrir si le PQ s’enligne dans la bonne direction.

Aux prochaines élections, nous aurons tous le choix de voir Marois comme celle qui veut gouverner un État ou celle qui voudra gouverner une province.

11 mai 2007

Marois a tout à gagner et Duceppe, tout à perdre.

Gilles Duceppe vient de prendre une très mauvaise décision; il laisse Le Bloc québécois sans chef au moment où la place du Bloc à Ottawa est plus importante que jamais. Steve Harper doit se sentir très heureux.

Pauline connaît très bien le Parti québécois et elle connaît tous les pièges qui s’annoncent sur son chemin autant de la part des employés du parti que des militants les plus mous ou les plus engagés.

Lequel des deux candidats à la chefferie s’engagera donc à respecter les programmes du Parti et non de mettre au placard à chacune des occasions? La pire erreur de Boisclair fut de mettre le programme de côté et de refuser de réactualiser les études sur la souveraineté du Québec. Pour Marois, cela ne représente aucun problème; elle ne l’a jamais remis en cause et elle aura souvent participé à en réaliser des éléments lorsque le Parti était au pouvoir. Le Bloc Québécois n’a aucun programme : à preuve, de congrès en congrès, il n’y a aucune continuité dans le document voté par l’ensemble des délégués.

Par ailleurs, on ne se le cachera pas, le Parti québécois est techniquement en faillite. Il n’y a pas eu de campagne de financement digne de ce nom depuis le départ de Landry. Boisclair était occupé à faire le tour des associations locales à remplacer les leveurs de fonds d’expérience pour les remplacer par ses partisans. Marois a beaucoup plus d’expérience en campagne de financement que Duceppe, dont le Parti bénéficie de la loi fédérale sur le financement des partis politiques. Ce serait tout un apprentissage pour Duceppe et l’équipe qu’il amènera avec lui.

La clef est presque dans la porte au Parti québécois. En plus de problèmes financiers, l’impression des cartes de membres est arrêtée; aucune carte n’a été imprimée depuis au moins six semaines. Il était temps que Boiclair démissionne afin que l’air frais revienne au PQ ainsi que les dollars.

Pour terminer, il faudra éviter à tout prix le vote électronique ou téléphonique. Comme on l’aura vu avec la dernière élection à la chefferie au PQ, un chien et une plante ont appuyé l’un ou l’autre des candidats. Imaginons, un bon matin, un chien se présenter au scrutateur à la table de vote!

Quand le ridicule…

03 mai 2007

Cela sent la fin pour le PQ!

Ce n’est pas la première fois que la mort du Parti Québécois est annoncée. Mais cette fois-ci, cela risque de se produire réellement. À preuve, tout le cynisme qui s’est installé dans la population et cette manie pour les dirigeants du PQ de nier la réalité.

Cette fois-ci, le problème est plus terre-à-terre. Le PQ est présentement incapable d’imprimer les cartes de membres des nouveaux membres et de ceux qui renouvellent. Que cela peut-il cacher quand certains membres attendent depuis plus d’un mois leur carte? Dans le monde des affaires, une seule chose : cela va mal.

Il est temps de remplacer tout ce monde avant qu’il ne soit trop tard.

Ah! Mais… pourquoi ne tout simplement continuer le travail des dirigeants du PQ et de mettre les clefs à la porte afin de créer un nouveau parti plus agile et engagé?