Maintenant que Pauline Marois se retrouve seule comme candidate, à la suite du revirement rapide de Gilles Duceppe, nous pouvons déjà voir que plus cela change, plus c’est pareil. Comme Boisclair, Landry et Bouchard, qui n’avaient jamais mis en œuvre de mesure concrète visant à préparer le Québec et son peuple à la souveraineté, Marois semble vouloir répéter les gestes de ses prédécesseurs, c’est-à-dire mettre tout référendum de côté.
Ce que Marois nous propose maintenant, c’est ce que Bouchard et Landry ont proposé avant : démontrer que le Parti Québécois est le meilleur parti pour gouverner le Québec, et, une fois au pouvoir, faire de la publicité pour démontrer ce que pourrait être un Québec indépendant. Il n’y a rien là de nouveau. Landry et Bouchard ont eu tout le temps nécessaire pour préparer le Québec à son indépendance, pour finalement ne rien faire. C’est ce qui semble se produire avec Marois et tous les députés et futurs candidats du PQ.
On annonce à grand renfort mettre de côté la promesse d’un référendum, car ce n’est pas ce que la population demande. Normal, depuis Jacques Parizeau, aucun Premier ministre n’a mis en œuvre des mesures visant à réaliser la souveraineté. Le peuple est tout simplement écœuré de se faire faire des promesses par le PQ et de voir celui-ci gouverner la province au lieu de bâtir le Québec.
Sur ce point, Marois et compagnie ont raison. Un Parti Québécois n’aura pas la sympathie des Québécois, des militants du PQ et des purs et durs si le PQ continue à ne promettre que d’un référendum. Un plan de mise en marché pour la souveraineté sans aucune intention réelle de démarrer quelque mesure que ce soit ne fait que casser les oreilles et faire perdre patience.
Le jour où nous aurons un Parti Québécois qui mettra en œuvre plusieurs mesures et gestes de souverainetés dès son accession au pouvoir, les électeurs verront que le PQ et son chef seront dorénavant sérieux. Marois pourra donc faire mieux que Boisclair; celui qui a refusé de mettre en œuvre les mesures préparatoires incluses dans le programme du parti, qui, somme toute, étaient assez simples; par exemple, mettre à jour une ou plusieurs études sur la souveraineté. Marois aura la même chance, soit de faire un plan d’accession à la souveraineté avant la prochaine élection.
Cependant, toujours méfiants, les souverainistes, qui sont toujours plus nombreux que les intentions de vote pour le PQ, voudront croire Marois et espérer qu’avec elle ce sera enfin la bonne personne à poursuivre le travail de Parizeau et de Lévesque.
La balle est donc dans le camp de Marois et du Parti Québécois. Les prochaines semaines et les prochains mois vont nous faire découvrir si le PQ s’enligne dans la bonne direction.
Aux prochaines élections, nous aurons tous le choix de voir Marois comme celle qui veut gouverner un État ou celle qui voudra gouverner une province.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire